«La menace de réchauffement climatique et ses impacts sur la planète», tel est le thème d’une conférence-débat organisée hier au forum d’El Moudjahid et animée par un expert international en climatologie, universitaire et chercheur, en charge de responsabilités importantes dans le domaine en Algérie, M. Kamel Mostefa Kara.
Soulevant dans son exposé divers paradoxes sur le phénomène du réchauffement climatique en Afrique, cet éminent chercheur a fait remarquer que le continent africain est le plus menacé et le plus vulnérable alors que c’est celui qui émet le moins de gaz à effet de serre (GES) au monde. Concernant le deuxième paradoxe, M. Kamel Mostefa Kara a fait savoir que l’Afrique est le premier réservoir d’eau douce de la planète alors qu’elle souffre en permanence de sécheresse chronique, source de famine et de maladies. Il a rappelé, à cet effet, que le réchauffement climatique, selon les résolutions de l’ONU, constitue une menace pour les générations présentes et futures.
Les impacts de ce phénomène en Afrique, a-t-il souligné, sont déjà perceptibles au niveau des grands glaciers de ce continent, qui sont en train de se fondre comme neige au soleil. Et d’illustrer ses propos en citant le Kilimandjaro, au Kenya, qui a perdu près de 82 % de sa calotte glaciaire. A ce rythme, les neiges du Kilimandjaro se seront bientôt que le triste souvenir d’une époque révolue.
Il en est de même, a-t-il ajouté, de la disparition graduelle d’un immense lac au Tchad. Ce lac, a indiqué ce même orateur, est tout simplement en voie d’assèchement. Il a indiqué que d’une superficie de 23 500 km2 en 1960, il est passé à 1 700 km2 seulement actuellement.
Conséquence de cette sécheresse, a-t-il ajouté, la multiplication des maladies endémiques et l’aggravation de la crise alimentaire. Pour ce qui est de l’Algérie, cet expert a précisé que la sécheresse présente une grande particularité, en raison de la position géographique de notre pays.L’Algérie a une grande variabilité des pluies saisonnières et annuelles du fait qu’elle se situe dans une zone de transition entre les régions tempérées et subtropicales, a-t-il expliqué. L’invité de forum a par ailleurs regretté l’absence de mesures environnementales appropriées de la part des institutions scientifiques internationales, notamment pour le continent africain.
Enfin, il convient de noter que M. Kamel Mostefa Kara a présenté, lors de dette conférence-débat, son ouvrage traitant de la menace climatique en Algérie et en Afrique, préfacé par le ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme, M. Cherif Rahmani.
source:jeune independant
|