La menace climatique en Algérie et en Afrique : les inéluctables solutions est l’intitulé du livre de Kamel Mostefa-Kara, directeur général de l’Agence nationale des changements climatiques.
L’ouvrage a été présenté par son auteur hier au siège du département de l’aménagement du territoire, du tourisme et de l’environnement en présence du ministre Chérif Rahmani qui l’a co-préfacé avec le professeur Mahi Tabet-Aoul, membre du groupe intergouvernemental des changements climatiques. Selon son auteur, ce livre se veut «une contribution au dialogue mondial actuel sur le changement climatique et s’inscrit dans le sillage de la feuille de route adoptée par la conférence de la convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques tenue à Bali (Indonésie) en décembre 2007», écrit en trois parties distinctes, le climat : base de développement durable en Algérie ; le réchauffement climatique en Algérie, un risque majeur et enfin le projet K : réponse à la menace climatique dangereuse pour l’Afrique. Et c’est ce projet K qui est présenté comme étant la solution climatique idoine pour le continent noir. Il s’agit globalement d’une stratégie visant à stabiliser les gaz à effet de serre dans l’atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation dangereuse du climat.
Il est en même temps une solution à la pauvreté, la misère, les maladies, la pénurie d’eau, la sécheresse, la désertification, la protection des ressources naturelles et les écosystèmes en Afrique, ce continent qui, de l’avis de Kamel Mostefa-Kara, dispose de toutes les potentialités humaines et naturelles (eau, énergie solaire notamment) qui peuvent contribuer à la protection du climat et des ressources naturelles, et plus techniquement, à la séquestration à grande échelle du CO2 à l’origine de ces perturbations climatiques aux conséquences sociales, économiques et politiques désastreuses à l’échelle continentale. Le projet K à l’ambition d’associer le projet tour solaire (200 mégawatts) à grande échelle qui permettra la réalisation d’un réseau d’autoroute d’énergie verte en Afrique vers l’Europe, le gazoduc Nigeria-Algérie ainsi que l’aménagement d’un canal fluvial d’eau douce transafricain qui empruntera les bassins Congo-Tchad-Melhrir et transportera pas moins de 100 milliards de mètres cubes par an sur les 2000 milliards de mètres cubes d’eau mobilisables qui se perdent annuellement dans l’Atlantique. Un trinôme qui sera le noyau vivant et dynamique du développement durable de l’Afrique. Le projet K pourrait être développés dans le cadre du Nepad. «Il incombe donc aux décideurs, aux politiques et à la diplomatie de s’approprier le projet K pour pouvoir donner l’impulsion nécessaire à la réalisation de l’étude de faisabilité», note Mostefa-Kara.
Qui est Kamel Mostefa-Kara
Né en 1933 à Tlemcen, Kamel Mostefa-Kara est diplômé en mathématiques, physique et chimie de la Faculté des sciences de Dijon et ingénieur d’Etat en météorologie de l’Ecole nationale de météorologie de Paris. Il a occupé plusieurs postes de responsabilité dont la présidence du Conseil scientifique et technique de l’Institut hydrométéorologique de formation et de recherche d’Oran et directeur de la météorologie nationale au ministère des Transports. Kamel Mostefa- Kara a également été initiateur de plusieurs projets dont celui de la création de l’Office national de la météorologie, du projet de développement du réseau climat dans les Hauts-Plateaux et le sud du pays ainsi que la création de l’unique station des mesures des gaz à effet de serre en Afrique située dans l’Assekrem, à Tamanrasset. Au niveau international, Kamel Mostefa-Kara occupe actuellement le poste de représentant permanent de l’Algérie auprès de l’organisation Météorologie mondiale et membre de son conseil exécutif.
source:le soir d'algerie
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