C’est aujourd’hui que seront élus les membres du secrétariat national de l’UGTA. Une élection qui interviendra à l’occasion de la tenue de la réunion de la Commission exécutive nationale (CEN), quatre mois après la tenue du 12e congrès national qui a vu le secrétaire général sortant plébiscité à la tête de l’UGTA pour un second mandat.
La réunion qui se tiendra à l’hôtel Safir à Alger verra pour la première fois dans l’histoire de l’UGTA la participation de 263 membres de la CEN, contrairement aux CEN sortantes où le nombre de leurs élus n’a pas dépassé les 181. Ainsi, à l’occasion du dernier congrès, le nombre d’élus au sein de cette instance a doublé, ce qui pose la question de savoir si ce chiffre est véritablement proportionnel au nombre d’adhérents à l’UGTA. D’autant que ces dernières années, les organisations syndicales autonomes ont ratissé très large sur le terrain même de la Centrale syndicale. La réunion d’aujourd’hui sera présidée par le secrétaire général, où, conformément à l’article 14 des statuts, il est prévu l’installation d’une commission électorale devant veiller au déroulement de l’opération de vote. L’article stipule que «pour toutes les opérations de vote, il est installé des commissions électorales et le règlement intérieur fixera la composition des commissions pour chaque instance».
Selon des indiscrétions, pour ce rendez- vous, «et pour la première fois», dit-on, dans l’histoire de l’UGTA, «l’élection des membres du secrétariat national se fera à bulletin secret, mettant ainsi fin à la formule de désignation qui a, jusque-là, prévalu au sein de la Centrale. En effet, il ne s’agit point d’une nouveauté en la matière, puisque l’article 15 des statuts indique que «les élections ont lieu par le biais du choix libre, direct, à bulletin secret et à tous les niveaux et pour toutes les structures de l’UGTA, sauf autre décision émanant de la majorité. Dans ce cas, la décision est acquise par consensus ou par vote à main levée». Sur un autre plan, il est important de signaler que l’élection du secrétariat national de l’UGTA est d’une importance capitale dans la mesure où cette structure «est responsable de la gestion administrative et financière de l’organisation syndicale». L’article 53 des statuts indique à ce sujet «que le secrétariat national, nonobstant les dispositions de l’article 50, représente l’UGTA dans toutes les activités de la vie nationale et garantit l’action permanente au niveau de la Centrale syndicale, en l’occurrence l’élaboration et la diffusion des instructions, les circulaires, l’évaluation du fonctionnement et le contrôle de toutes les activités de l’UGTA, prise de toutes les mesures de nature à renforcer l’UGTA et entreprendre des analyses et études sur la situation socioprofessionnelle des travailleurs ». Enfin, l’article 54 des statuts stipule que le secrétariat national est une instance exécutive et de gestion de la Commission exécutive nationale. Il est responsable devant elle, chargé d’exécuter le programme et les élections de la Commission exécutive nationale inspiré des résolutions et recommandations du congrès national. C’est pour toutes ces considérations, mais également pour les «avantages» qu’accompagne le futur détenteur du poste de secrétaire national qu’un grand nombre de membres de la CEN ont émis le vœu de concourir aux douze postes de secrétaires nationaux. A ce sujet, on indique que la course sera serrée. Ainsi, outre la quasi-majorité des secrétaires nationaux sortants, des indiscrétions font état que des responsables syndicaux tant au niveau des unions de wilaya que des fédérations et des unions locales ont annoncé leurs candidatures. Ainsi, on cite les secrétaires généraux des unions de wilaya de Tébessa, de Ouargla, de Aïn Témouchent, de Sétif, le SG de l’union de wilaya de Bordj-Bou-Arréridj (Aïdel Abdelhamid), Bachir Ramdani de Tizi Ouzou, Aïssa Menadi de Annaba, des secrétaires généraux des fédérations des Postes et télécommunications, de l’agroalimentaire, du tourisme, des matériaux de construction ou encore ceux des unions locales pour la région centre, à l’image des premiers responsables des unions locales de Ben Aknoun ou de Hussein Dey et de Rouiba, respectivement MM. Noureddine Louasaâ, Mustapha Kellou et Messaoudi Mokdad.
source: le soir d'algerie
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