La communauté internationale aura les yeux braqués aujourd’hui et demain sur Alger avec l’ouverture d’un atelier mondial sur les mesures à prendre pour geler les avoirs des terroristes à travers les pays du monde.
Une initiative qui ne pourrait, du moins, que freiner les activités terroristes nourries par une alimentation en ressources financières nécessaires pour l’organisation, les déplacements des terroristes ainsi que la perpétration d’attentats. L’importance de ce gel d’avoirs pourrait empêcher les organisations terroristes de blanchir l’argent dans le but de l’utiliser dans des attentats en échappant à tout contrôle financier.
Un atelier d’études et d’information sur le régime des sanctions contre El-Qaïda et les talibans, découlant de la résolution 1267 et les résolutions subséquentes du Conseil de sécurité des Nations unies, se tiendra les 21 et 22 juillet à Alger, a indiqué dimanche la présidence de la République dans un communiqué adressé par l’APS.
Cet atelier, organisé à l’initiative des autorités nationales concernées et avec le concours des Nations unies, notamment l’Equipe d’appui analytique et de surveillance des sanctions contre El-Qaïda et les talibans, est destiné aux représentants des départements ministériels et des institutions judiciaires, financières et sécuritaires concernées par la mise en oeuvre de ces sanctions, ajoute le communiqué.
Le régime de sanctions en vigueur au titre de la résolution 1267 (1999), adoptée en vertu du chapitre VII de la Charte des Nation unies, impose à tous les Etats de prendre trois séries de mesures à l’encontre des individus et entités dont les noms figurent sur la liste tenue et régulièrement mise à jour par le Comité des sanctions, quel que soit l’endroit où ils se trouvent, a-t-on rappelé de même source.
Il s’agit du «gel des fonds détenus par ces personnes et entités dans des banques ou toute autre institution financière, le refus d’accès aux aéronefs et restrictions de déplacement par l’interdiction d’entrée ou de transit sur le territoire des Etats de toute personne figurant sur la liste du Comité des sanctions ainsi que l’embargo sur les armes et l’interdiction de tout approvisionnement, vente, transfert direct ou indirect d’armements ou de matériels militaires à ces individus ou entité». L’Algérie, à l’instar des autres membres de la communauté internationale a, depuis l’adoption de ces résolutions, pris les mesures adéquates pour leur mise en oeuvre, notamment en mettant en place les structures de soutien juridique et judiciaire, administratives, sécuritaires et diplomatiques requises et en coopérant activement avec les Comités et autres organes d’appui technique au niveau des Nations unies, souligne-t-on. La tenue de cet atelier s’inscrit dans cette démarche et vise à consolider la capacité des institutions nationales à faire face aux engagements internationaux de l’Algérie et à renforcer les mécanismes de coopération internationale et ce conformément aux objectifs de la Stratégie mondiale des Nations unies en matière de lutte contre le terrorisme, précise-t-on. En novembre 2007, le conseil de sécurité de l’ONU a décidé de geler les avoirs de Abdelmalek Droudkel, alias Abou Mossaàb Abdelouadoud, « émir » national du groupe salafiste pour la prédication et el combat (GSPC), à travers la résolution 1735. En décembre de la même année, les Etats-Unis ont pris la même décision, renforçant cette mesure. Une cinquantaine d’éventuels prête-noms que cet émir pourrait utiliser pour faire circuler, éventuellement, son argent, dans le monde, ont été identifiés. Les américains ont, jeudi dernier, décidé le gel de quatre présumés «responsables» de l’organisation terroriste d’Abou Mossaàb Abdelouadoud. Une mesure annoncée peu de temps après la menace proférée par ce chef terroriste, contre les intérêts américains, dans une interview parue au New York Times.
source: le jour d'algerie
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