Des déodorants proposés à 150, 100, voire 80 DA, des crèmes solaires à 200 DA, des solutions hydratantes à 300 DA, des parfums à moins de 300 DA... La liste est encore longue pour énumérer tous les produits cosmétiques vendus sur la voie publique.
Détrompez-vous, il ne s’agit pas de prix «discountés». Ce sont des produits cosmétiques contrefaits mais soigneusement estampillés aux marques internationales.
Leurs équivalents, à la griffe authentique, se vendent dans des boutiques spécialisées à leur juste prix qui peut atteindre cinq, voire quinze fois plus. Cela dissuade, bien entendu, plus d’une personne à se rabattre sur le commerce informel. Les prix sont à la portée des petites bourses, mais, attention, avertissent les médecins, ces produits de beauté peuvent s’avérer hautement dangereux. Importés ou fabriqués dans des ateliers clandestins, en certains endroits de la vaste Algérie, les cosmétiques contrefaits peuvent provoquer même le cancer. «Il n’est pas dans notre intention de créer la panique, mais il vaudrait mieux éviter ces produits», avertit au Jeune Indépendant le docteur Djamel Eddine Oulmane, médecin et président de l’Association Pro-image qui milite pour la promotion et l’éducation médicales.
Notre interlocuteur ne se limite pas uniquement à incriminer les déodorants et autres crèmes pour la peau d’origine douteuse. Le scientifique met en garde aussi contre les produits censés être non contrefaits, c’est-à-dire toute la panoplie cosmétologique destinée à l’entretien de la beauté humaine. «Il est aujourd’hui établi que les produits dits de beauté contiennent des molécules chimiques nuisibles pour la santé comme le benzène, l’aluminium, en somme les hydrocarbures polycycliques», indique Dr Oulmane, soulignant que la présence de ces molécules néfastes sont couramment introduits dans les processus de fabrication en Europe. «La marchandise s’avère déjà dangereuse à sa source, c’est-à-dire lorsqu’elle est produite dans des laboratoires dûment contrôlés en Europe même. Que dire alors du produit importé en Algérie ?» s’interroge cet acteur du mouvement associatif. Pour le Dr Oulmane, il n’est pas impossible que l’Algérie soit le «réceptacle tout indiqué» de certaines marques étrangères qui seraient enclines à différencier le marché européen du marché algérien. «On nous a habitués à recevoir de la marchandise qui ne ressemble pas toujours au produit commercialisé chez eux», relève encore le Dr Oulmane, faisant allusion aux grandes marques qui écoulent leurs produits en Algérie par le biais de la franchise. Contrefait ou pas, le produit cosmétique est, dans certains cas, à éviter en ce sens qu’il renferme beaucoup de composants dangereux. Les propos du spécialiste sont d’ailleurs corroborés par des magazines de santé qui ont une audience internationale. Les déodorants à sticks ou vaporisateurs sont dangereux pour la santé. Ils contiennent de l’aluminium chlorohydrate qui est cancérigène. «Une étude sur le site biogassendi prouve que l’aluminium est en partie à l’origine de la maladie d’Alzheimer et du cancer du sein», avertit un consommateur repris par un site spécialisé dans la prévention médicale. «Les femmes s’appliquent le produit directement sur la peau, et c’est encore plus dangereux après une épilation car le produit pénètre plus rapidement. Je ne veux pas vous faire peur, mais il faudrait se passer de ces mixtures à base de composants mortels.
Tous les déodorants, sans exception, contiennent de l’aluminium», s’affole l’internaute qui s’est adressé à un forum dédié à ce sujet tout en déplorant l’absence d’associations de consommateurs. Les spécialistes, sans être alarmistes, recommandent toutefois le recours à des produits naturels, comme l’argile, le miel ou tout simplement revenir au bon vieux savon de Marseille.
source:jeune independant
|