Pour immuniser plus les enfants, un nouveau vaccin prévenant contre
les infections, particulièrement les méningites et les pneumonies,
vient d'être introduit dans le calendrier national de vaccination.
Il
s'agit, plus précisément, d'un vaccin contre Haemophilus influenzae b
(HIB), un virus constituant la cause majeure de morbidité et de
mortalité chez le jeune enfant, non seulement en Algérie mais dans le
monde entier.
L'injection des premières doses sera effective à
partir du 11 octobre, coïncidant ainsi avec les journées maghrébine de
vaccination. Ces doses seront, exclusivement, destinées aux bébés de
trois mois, soit ceux qui sont nés en mois de juillet dernier.
Ces derniers recevront d'autres doses lors du 4e et 5e mois et avec
un rappel lorsqu'ils atteindront les 18 mois. C'est ce qu'a expliqué Dr
Djamel Fourar, sous-directeur de la santé enfant et mère, lors d'une
conférence animée, hier, au siège du ministère de la Santé. Ce dernier
a fait savoir que trois millions huit mille doses ont été assurées et
sont disponibles pour le programme vaccinal de 2008 et une autre
commande est d'ores et déjà faite pour l'an 2009.
L'orateur a indiqué que le vaccin en question a coûté à l'Etat 4
fois le budget alloué au calendrier national des vaccins qui est de 25
milliards de centime. L'introduction du nouveau vaccin a nécessité,
selon lui, une enveloppe de 70 milliards de centimes. Ce qui fait que
le nouveau budget du calendrier national des vaccins est, au total,
élevé à 95 milliards de centime.
« Ce nouveau vaccin est très cher. Une seule dose revient à 268 DA.
Il est toutefois très efficace, et puis son introduction ne perturbera
en aucun cas l'application du calendrier de vaccination. Son injection
se fera simultanément avec les autres vaccins », a indiqué le même
orateur. Evoquant les caractéristiques de ce nouveau vaccin, Dr Fourar
a expliqué qu'il est lyophilisé. Il est, également, associé sous forme
combinée au vaccin DTC (vaccin tétravalent) qui lutte contre la
diphtérie, le tétanos et la coqueluche.
Son injection permet de réduire les cas de méningite et de
pneumonie. Dr Fourar a fait savoir, dans ce sens, que 90% de ces
infections sont dues à l'haemophilus inflenzea b. En Algérie, 23,9% des
méningites bactériennes purulentes sont causés par ce « virus ».
Si l'on s'en tient aux statistiques avancées par le spécialiste, la
situation en Algérie n'est pas alarmante dans la mesure où les cas de
méningites sont en baisse significative. En 2007, sur 100. 000
habitants, 1,87 cas de méningites a été recensé contre 7,16 cas pour
100 000 habitants en 2000.
Selon Dr Fourar, les enfants non vaccinés sont exposés à ce type de
microbe (HIB) avant l'âge de 5 ans. Ils risquent, outre les séquelles
de méningite et de pneumonie, d'autres infections tels la gangrène,
l'épiglottite, la cellulite périorbitale... Dans les pires cas, ce
germe peut être fatale pour les enfants. Sa transmission se fait, tout
simplement, par les sécrétions respiratoires.
Le germe se propage par la toux et les éternuements des malades.
Les nourrissons de 4 à 18 mois sont particulièrement les plus
vulnérables. C'est la raison d'ailleurs pour laquelle les bébés de
trois mois seront les plus favorisés.
Les plus âgés n'auront qu'à poursuivre l'ancien calendrier
vaccinal. Pour vulgariser l'introduction de ce nouveau vaccin, une
campagne d'information avec des supports publicitaires sera lancée sous
peu.
Source : HORIZONS
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