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Les fausses démissions des présidents de club |
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30-07-2008 |
Les présidents des clubs algériens se disent «démissionnaires» dès qu’ils constatent que le nerf de la guerre fait défaut à leur club respectif ou que leurs propres intérêts sont menacés. La démission, qui demeure un acte de gestion, est perçue par ces présidents comme une menace ou un chantage afin de faire pression sur les pouvoirs publics. La dernière démission en date est celle du président de la JSK, Mohand Cherif Hannachi, qu’il a remise à la direction de la jeunesse et des sports de la wilaya de Tizi Ouzou, ce qui semble aberrant du fait que Hannachi a été élu par les membres de l’assemblée générale de la JSK.
De ce fait, il aurait dû remettre sa démission à cette AG, la seule habilitée à la refuser ou à l’accepter. Hannachi, qui n’est pas à sa première démission, finira certainement par revenir sur «sa décision», comme il l’a toujours fait. Il en est de même pour le président de l’USM Alger. Saïd Allik avait annoncé qu’il était démissionnaire alors qu’il continuait à sanctionner les joueurs et à en recruter d’autres. Il était prévu qu’une assemblée générale extraordinaire soit tenue pour examiner la démission d’Allik. A ce jour, cette assemblée n’a pas eu lieu.
Même constat à l’USM Annaba, où la démission du président Aïssa Menadi a été surmédiatisée. Finalement, Menadi demeure président de la formation annabie et continue de gérer les affaires du club alors qu’il avait été annoncé que sa décision était «irréversible». Un comité provisoire pour gérer les affaires du club avait même été mis en place. Le président de l’ES Sétif, Abdelhakim Serrar, avait annoncé à la radio que «le football algérien est dangereux», soulignant qu’il était «contraint de démissionner». Il avait ajouté qu’il avait « peur pour ses enfants car le football algérien est menacé de violence». Serrar avait juré de quitter définitivement le monde du football. Il s’agit là de présidents de clubs prestigieux qui, chaque année, menacent de démissionner. A force de partir et de revenir, ces présidents ont plutôt dénaturé le sens noble de la démission. Cela explique la situation dans laquelle se trouve le football algérien, quand des présidents de clubs, supposés être des gestionnaires, n’assimilent pas le sens de l’acte de démissionner.
source:jeune independant
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